Colloque « Le devenir des morts »

vendredi 26 juin 2026samedi 27 juin 2026

Plénières et tables rondes : Palais Universitaire / Salle Louis Pasteur

Les sessions de communications orales auront lieu au Pavillon Théodule Ribot à la faculté de psychologie, 12 rue Gothe 67000 Strasbourg

colloque organisé par : Marie-Frédérique Bacqué, Université de Strasbourg

en partenariat avec Le CIEM, Coimbra University, Université Paris 8 et Université Lyon3, soutenu par EPICUR European University (Southern Danemark University & Freiburg University)

Colloque financé par l’Idex IdEx 2026 Congrès et symposiums internationaux, par l’Idex AAP Relations société, et par l’idex Cluster IA Grand Est ENACT de  l’ Université de Strasbourg

Inscriptions, programme sur : https://sulisom-colloques.fr/

Trop nombreux dans les cimetières, parfois polluants, souvent trop chers, les défunts qui augmentent avec la population planétaire, ne pourront bientôt plus être traités sur et sous Terre. Les démographes, entreprises funéraires, associations d’endeuillés, soutiens militants de la crémation comme de l’humusation montrent la complexité de cette cruelle réalité.

La question éthique et psychologique du devenir des morts réside dans la disparition définitive des corps, sans restes. Or, l’absence des corps risque de se traduire par une inflation de moyens pour les faire « réapparaître ».

Avec la reconstitution des voix et les hologrammes animés, l’absence du proche, condition sine qua non du deuil ne sera plus réalisée. Quelles seront alors les archéologies du futur sans accès aux restes matériels des morts ?

La mort a sculpté les paysages humanisés : pyramides, temples, arcs de triomphe, ou tout simplement grottes décorées ; la mort n’a été acceptée qu’à condition de laisser des traces pour marquer les décors naturels pérennes. La mort humaine a sculpté la planète. Les cimetières collectifs éduquent les citoyens, les mausolées privés forment les bases des civilisations. La culture peut-elle se maintenir sans la mort et les morts ?

Un débat confronte les convictions matérialistes aux attentes purement spirituelles. La décomposition du cadavre est une transition difficile, aussi le corps embaumé et le squelette sont préférés comme supports de la mémoire. Le choix du virtuel pourrait cependant s’imposer et donner lieu à de nouvelles formes du souvenir. La rationalité conduira- t-elle à l’abandon de nos restes mortels pour des substituts factices ? Les bipèdes nomades appelés sapiens vont-ils quitter leur planète munis d’une clé USB transportant leurs ancêtres ?

10 juin 2026 – 12 juin 2026
Congrès en partenariat avec le laboratoire SULISOM, UR 3071

Palais universitaire et Faculté de psychologie, université de Strasbourg

Programme, informations, flyer : https://sulisom-colloques.fr/

inscriptions : https://www.helloasso.com/associations/waimh-france/evenements/le-toucher-en-clinique-perinatale

 

Le toucher occupe une place ambigüe en périnatalité : à la fois valorisé (notamment dans le peau-à-peau avec les bébés prématurés), décrié comme une source d’excitation débordante, voire proscrit car il ne serait pas suffisamment clinique. Comment alors penser le toucher chez le bébé ?

Premier sens développé in utero, le toucher constitue un langage corporel fondamental pour le bébé dès la naissance. Alors comment participe-t-il à la construction d’une continuité psychique et comment le bébé s’engage-t-il dans le corps à corps avec ses proches et ses contacts avec l’environnement ?

Aussi nous penserons la question des interdits qui eux font scansion, et non rupture ou évitement, dans les enjeux pulsionnels intersubjectifs ?

Ainsi, ce colloque interrogera la place du toucher dans la relation, le développement psychique et corporel, ainsi que son intérêt à le penser au sein des enjeux transférentiels et contre-transférentiels. Dans un contexte où la crise du COVID a mis en lumière la fragilité de notre rapport au toucher dans les pratiques cliniques. Lors de ces journées, des professionnels issus de divers champs (psychanalyse, psychologie, haptonomie, médecine, psychomotricité, etc.) viendront croiser leurs regards sur ces questions.

Les interventions de ce colloque du CIERA co-organisé avec SuLiSoM peuvent être visionnées avec ce lien:
Vous pourrez y voir notamment les interventions de nos doctorantes :

Mertz, J. (2021). L’accompagnement du mourir dans le cadre d’une Sédation Profonde et Continue Maintenue jusqu’au Décès (SPCMD). Journée d’étude du CIERA autour de la mort : Fin de vie – Deuil – Expériences de mort imminente, Nancy, 20 mai.

Mutis, M. (2021). Quelle place pour la lucidité terminale dans la prise en charge de la fin de vie ? Journée d’étude du CIERA autour de la mort : Fin de vie – Deuil – Expériences de mort imminente, Nancy, 20 mai.

Pollet, S. (2021). La situation du suicide assisté en Suisse : A quelles questions la psychologie d’orientation analytique peut-elle répondre ? Journée d’étude du CIERA autour de la mort : Fin de vie – Deuil – Expériences de mort imminente, Nancy, 20 mai.

Marie-Frédérique BACQUÉ anime la table-ronde finale avec Sylvie Cafardy, médecin gériatre et François Lallier, médecin généraliste, tous deux ont écrit un ouvrage sur les EMI.

Yasmine Chemrouk (doctorante SuliSoM) et Maryne Mutis (doctorante Interpsy-SuLiSoM) ont participé à l’organisation de cette journée.

Comité d’organisation : Miriam Gablier, Maryne Mutis, Yasmine Chemrouk, Renaud Evrard et Michael Nahm.